mardi 17 juillet 2007

Irak : en rêve la Tour de Babel

Entre les deux guerres du Golfe, il y a 10 ans nous étions de passage en Irak avec 40 jeunes pour rencontrer les communautés chrétiennes Chaldéennes du pays, leur apporter notre soutien et près d’une tonne de médicaments en pleine pénurie.

C’était une goutte d’eau dans un océan de misère.
Nous avions tous été impressionnés par la richesse des rencontres, l’accueil très chaleureux des communautés à Mossoul, la découverte d’une culture si différente avec toutefois des ponts très étroits entre nos histoires.

Tous ces vestiges chahutés par les bombes… Tous ces sourires illuminant les visages émaciés des enfants, que sont-ils devenus aujourd’hui… Toutes ces images et discussions avec ces populations abandonnées nous marqueront à jamais.

Nous avions l’occasion avec un visa VIP de traverser l’ensemble du pays jusqu’au Kurdistan, zone interdite aux Irakiens.
Près de Babylone, nous passons près de la ville de Samarra et de l’incontournable mosquée d'al-Mutawakkil et de son minaret hélicoïdal de 52 mètres de haut, édifié vers l’année 850 par le calife Jafar al-Mutawakkil.


Nous montons à son sommet. Des chevaux ou mulets pourraient grimper sans problème ces larges marches. Tout en haut la vue est extraordinaire sur le contour imposant des murs de la mosquée.
Et seul face au ciel nous rêvons à la Tour de Babel. Elle est ronde dans notre imaginaire occidental, sans doute à cause des grands voyageurs du Moyen Age qui furent frappés par ce minaret, et de là elle a servi d’illustration à toute iconographie lié au mythe de Babel.

Mais cette illustre tour avait une toute autre forme. Carrée, comme le phare d’Alexandrie, comme les ziggourats visibles à Ur ou à Babylone, dont il faut l’avouer, ne reste aujourd’hui que quelques moignon de briques crues. Tous très émouvants, la paille entre les couches ayant plusieurs milliers d’années. Quand l’éphémère flirte avec l’éternité !
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