lundi 19 décembre 2011

Conférence sur l'art aborigène "Des origines du mouvement à la création contemporaine"

Conférence sur l'art aborigène "Des origines du mouvement à la création contemporaine"

le 21 novembre 2011, Bruxelles

Sur une île continent, les centaines de communautés aborigènes et autant d'artistes, peuvent dérouter l'amateur d'art.
Les matériaux sont légion : toiles acryliques, écorces peintes, paniers, sculpture, objets totémiques ou usuels.
Les palettes de couleurs restent infinies, des nuances multiples de l'acrylique aux codifications sacrées et plus restreintes des ocres ou kaolins.

Quel fil rouge pour une collection d'art Aborigène

Se retrouver dans ce dédale devient presque un challenge. Que chercher, vers quoi porter son attention, quel fil rouge utiliser ? Ces questions taraudent souvent les curieux en art aborigène.

Avec quelques amateurs d'art, cela nous donna l'idée d'inviter Georges Petitjean, conservateur du Musée d'Art Aborigène d'Utrecht, pour une conférence à Bruxelles le 21 novembre dernier sur "des origines du mouvement à la création contemporaine".

Son approche du mouvement artistique fut tout à fait originale, à la fois scientifique et esthétique, dans une invitation à la découverte de ce monde selon trois dimensions : l'espace, le temps, la spiritualité aborigène.

Durant près de deux heures, il nous a accompagnés pas à pas sur la carte de l'Australie, à la rencontre de chaque communauté.
Le foisonnement des styles artistiques, la complexité des œuvres prirent tout à coup plus de sens, juxtaposés aux paysages, dans la matrice spatio-temporelle qui les a vus naître.

Cela me faisait également un peu penser au magnifique livre de la collection Laverty, où des photos incroyables de paysage dialoguent avec des peintures.

Entre nomadisme dans le plus simple appareil il y a à peine 50 ans, et la richesse créative d'aujourd'hui, il prit le temps de décortiquer avec nous quelques peintures et de souligner le caractère presque figuratif de certains œuvres perçues de prime abord comme abstraites.

Aux questions portées sur le caractère contemporain du mouvement artistique, il offrit l'angle singulier des toiles qui isolent, démultiplient et extrapolent certains motifs aborigènes puissants, et donnent ainsi un effet nouveau de vibration, d'ondulation, de profondeur.

Un autre langage artistique prend forme, se détache de la tradition, introduit une rupture dans la continuité.
Ce fut à nouveau un grand moment de partage et d'échanges autour de l'art aborigène.
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