vendredi 12 juin 2009

Comment fais-tu pour acheter des peintures sur internet ? (1)

Le plus souvent, mes amis me demandent : "Comment fais-tu pour acheter des peintures sur internet ?". Tu risques de ne rien voir venir, d'être déçu. Ou bien de recevoir un faux, ou d'avoir le tableau bloqué en douane ?

Ils rajoutent. Moi, je souhaiterais pouvoir toucher la toile, l'appréhender dans son entier, ressentir. Et si c'est possible, la mettre en perspective dans mon intérieur, soit de façon virtuelle, soit de façon réelle avec un prêt temporaire d'un galeriste par exemple.

C'est compréhensible et légitime. Ils pourront ainsi la voir, se faire une idée et passer éventuellement à l'achat. Cela offre de beaux jours aux galeristes in situ. Tant mieux. Leur travail, en amont ou au delà de la vente en elle-même, favorise la promotion, une meilleure appréhension de l'art aborigène, par le dialogue et la rencontre. C'est utile et nécessaire pour inviter dans cette "famille des amateurs avertis".

D'autres comme moi se lanceront à distance. Peut-être pas la première fois. Il convient en effet de rentrer en art aborigène, d'être introduit, peut-être un peu "initié". Il est utile sans doute d'ouvrir les yeux sur un autre univers, d'autres codes picturaux, de changer un peu ses schémas mentaux. Cela suppose un contact, une discussion, tout du moins avec un amateur, collectionneur ou spécialiste.

Acheter à distance des œuvres d'art et aborigènes représente un risque. Je le reconnais et le prends avec enthousiasme et quelques précautions.

Sur ce marché, il n'y a plus de frontières, tout dépend de la qualité de l'offre. L'Australie bien entendu, mais Singapore, Paris, San Francisco, Amsterdam sont également des villes où figurent d'excellentes galeries d'art aborigène.

Y aurait-il un guide de l'acheteur d'art aborigène ? Je ne crois pas. Si je devais commencer une introduction sur le B.A.B.A. de l'acheteur d'art aborigène à distance, je soulignerais quelques points principaux :

1. Faire attention à la provenance
Quand vous achetez une toile aborigène, prenez garde à la provenance. Certes, il y a assez peu de faux sur le marché. Le mouvement est récent et les artistes contemporains guère copiés.

Cependant l'art aborigène est un marché assez spécifique et la provenance garantit à la fois l'origine éthique de la toile - l'artiste n'a pas été spolié par un dealer très vénal -, que les possibilités de revente par l'intermédiaire des maisons de ventes aux enchères.

Si la question de la provenance n'est pas fondamentale pour des oeuvres petites, décoratives ou anciennes, elle devient assez centrale quand vous allez en direction d'oeuvres beaucoup plus conséquentes.

Dans tous les cas il conviendra de conserver la documentation sur l'origine de la peinture (facture, certificat, photographies...), la liste des acquéreurs successifs, les éventuelles expositions auxquelles l'oeuvre a participé...

A suivre...
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