jeudi 8 janvier 2009

Fertilité et influence en collection

Faites se rencontrer deux passionnés... et observez. Chacun résonne d'émotion, d'un enthousiasme à partager son intérêt profond dans un domaine particulier. Bien volontiers il offre à l'autre une porte d'entrée, une sorte de grille de lecture pour l'inviter dans ce monde où habite sa passion. Et ils continuent ainsi pas à pas, plus loin dans un échange fertile.

Combien de fois, en fin de journée au travail, nous avions des dialogues entre collègues passionnés, où l'enthousiasme de l'une pour l'Opéra se conjuguait presque à mes coups de coeur pour l'art aborigène. Dans une sorte de respect, d'écoute mutuelle et de fertilisation des concepts, nous dissertions sur les combinaisons entre musique et peinture.

Masque Dan Gunyeya , vers 1940, Libéria
© Collection privée Brocard-Estrangin


Il y a quelques mois une autre collègue évoquait la passion de son mari pour l'art africain et en particulier pour les masques Dan. Je dois avouer que je connaissais guère cette ethnie du Libéria oriental. Elle ne tarissait pas d'éloge sur les qualités plastiques de ces sculptures, caractérisées par un front proéminent, un visage ovale, une finesse des traits assez incomparable.
Masque Dan Gunyeya , vers 1940, Libéria
© Collection privée Brocard-Estrangin
Des mois passèrent. Je finis par aller voir ces masques dans des galleries ou sur internet. Elle me montra quelques photos de leur bien belle collection... Sa passion communicative finit par aiguiser mon intérêt pour ces oeuvres à la plastique épurée et aux lignes si pures.
Il ne fallait plus qu'un pas pour que je fasse l'acquisition d'un premier masque Dan féminin, dédié à la protection des nouveaux nés.
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