mardi 12 février 2008

Du billet à l'érudition des hommes nomades

Quand je me lance dans un billet, le plus souvent je sélectionne une photo d'un objet ou d'un lieu. Si je n'ai pas d'image, je pars à la chasse armé d'un appareil. Je mets le trophé en scène. Dispose les projecteurs. Prends les clichés. Télécharge. Ajuste sur Photoshop si besoin. Recadre. Optimise la taille du fichier... En enfin j'assure l'upload sur le site jonglant avec les jargons des sites web.

Puis je regarde cette photo sous tous les angles, tente de la laisser me parler. Abandonne mon imagination. Scrute ma mémoire à la recherche de souvenirs... J'essaie d'attaquer le sujet sous différents angles... Enfin je jette quelques mots sur l'écran. Un texte prend forme. Un peu maladroit au début, plus fluide après quelques aller-retours... Je me rends bien compte que les succès sont plus ou moins mitigés. Il y a des jours avec et des jours sans inspiration. Mais il convient d'aller au bout, de finir la rédaction et enfin de publier.

Le billet apparaît alors dans sa forme finale. J'adopte le regard du lecteur, relis à nouveau, corrige un peu, découvre des fautes... Je comprends enfin pourquoi tout cela prend du temps ;-)
Cette semaine les vacances sont terminées. Enfin si l'on peut dire. Disons que mes cours du soir reprennent. Je vais donc tenter de me concentrer et de hiérarchiser mes "devoirs d'état"... et peut-être finalement choisir cette ardoise en guise de billet.

Elle est toute simple avec son bois brut. De sa forme elle grime la coupole d'une mosquée. De ses circonvolutions dessinées, elle valorise une des plus belles écritures du monde. Légère, simple à pendre en main, partout les hommes la transporte. Elle porte en elle l'érudition des hommes nomades. Plus proche de mon quotidien, elle souligne la vision des cas pratiques sur lesquels je dois plancher demain, après-demain... les synthèses que je dois rédiger... Allez il est temps de s'y mettre. Assez divagué. Bonne semaine à vous.
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