lundi 3 décembre 2007

Scène de village en Guinée vers 1930 : essence d'orangers

© Collection privée Brocard-Estrangin


Ce n'est pas une photo mais une plaque de verre. Chaussé d'un Verascope il est possible d'observer cette scène en relief. On aurait presque l'impression d'y être, de rentrer dans l'image si ce n'est ce silence assourdissant tout en contraste avec la vie qui règne dans ce lieu.
Nous sommes dans un village de Guinée en 1930. Quelques exploitations d'orangers permettaient aux parfumeurs d'extraire de l'essence très concentrée, ensuite utilisée en France dans les usines de Grasse.
Tous ces jeunes portent-ils dans leurs paniers ces fruits convoités ? Cela semble un flux incessant. Chargé, déchargé... On observe également une grande dignité dans le port de ces denrées, le pas volontaire, la tête haute...

La maison avec son toit en chaume forme des vagues et lignes courbes. Elle impressionne. Ce n'est pas seulement utilitaire. L'ensemble souligne une culture sophistiquée et une recherche d'esthétisme. Cela m'amuserait de traverser le temps. Et tout à coup d'entrer dans cette photo, et de vivre cette ambiance, tel Woody Allen dans " La Rose pourpre du Caire".

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