samedi 10 novembre 2007

Pause du blog avec les maximes de la marquise de Lambert

Je tombais par hasard sur ce vieux livret dans une malle ancienne. Notées méticuleusement par un magistrat de la fin du XVIIIe siècle, y figurent quelques notes manuscrites tirées des ouvrages de Mme de Lambert.

Ces maximes, issues d'une oeuvre d'une grande pédagogue du siècle des lumières ne manquent pas d'intérêt. Quelques-unes livrées dans ce message marqueront une pause pour le blog la semaine prochaine.

"La véritable ambition consiste bien plus, à se rendre supérieur en mérite, qu'en dignité..."

"Les richesses n'ont jamais donné la vertu, mais la vertu a souvent donné les richesses..."

"L'amour propre est une préférence de soi aux autres, et l'honnêteté est une préférence des autres à soi..."

"Il faut commander par l'exemple et non pas par l'autorité. L'admiration force à l'imitation, bien plus que le commandement".

"C'est la raison qui ote les soucis de l'âme et non pas les place..."

"L'habitude aux plaisirs, les fait disparaître..."

"La témpérance, disait un ancien, est la meilleure ouvrière de la volupté".

"Il ne faut faire aucun projet, ne rien commencer, sans se dire à soi-même : ne pourrais-je pas mieux faire ?".

"Il est plus aisé d'aller chercher la mort, que d'en soutenir les approches".

"Il n'est pas si aisés de se fuire soi-même, que de fuire son pays, un homme affligé se retrouve partout".

"Vous allez, disait Montaigne aux jeunes gens, vers la réputation, vers le crédit, et moi j'en reviens. Quand vous n'êtes plus jeune, il ne nous reste d'acquisition à faire que sur les vertus".

"S'il ne faut pas toujours dire ce que l'on pense, il faut toujours penser ce que l'on dit. Le véritable usage de la parole, c'est de servir la vérité..."
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