vendredi 3 août 2007

Les perruches chantent leur pays lointain


Entre un olivier et un cyprès, se niche un petit mélèze et se couche le soleil. Je l'ai rapporté des Alpes pour en faire après quelques années un bonzaï. Il est en devenir. Tout modeste. Encore fragile.

Avant que le soleil ne tombe, chaque soir des cris stridents retentissent dans le ciel. Les oiseaux sont de couleur vert pomme. Ils sont des milliers à traverser la ville pour aller nicher dans d'autres parcs pour la nuit.En ce moment, ils passent par vague de 100 à 200 oiseaux vers 21h10. C'est un peu comme un RDV quotidien. L'occasion d'entendre chanter des sons d'ailleurs. En fait d'oiseaux, ce sont des perruche à collier (Psittacula krameri), originaires de l'Himalaya.

Comment de tels volatiles sont-ils arrivés en Europe ? Une vague migratoire ? Une introduction volontaire ? Et bien non. Il s'agit juste d'un parc ornithologique qui en fermant a libéré 40 oiseaux. Et sans doute de quelques autres perruches libérées par des particuliers. Cette population de près de 50 a donné naissance à plus de 5600 bêtes à plume vert fluo, dans une ville du Nord.
Elles chantent l'Inde et l'Afrique et survivent aux hivers rigoureux pour la plus grande joie des enfants.


La dernière photo a été réalisée en 2006 par Thierry Willemsen
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