mercredi 3 janvier 2007

Une vie sans peinture ?

Une oeuvre magnifique d'Angelina Kngale d'Utopia Station. Je la découvrais la première fois chez Stéphane Jacob à Paris à l'occasion d'une de ses expositions privées. Elle venait juste d'arriver d'Australie.


Je me souviens d'une remarque du galeriste parisien. "Quand vous achetez une peinture il convient de se demander si vous pourriez vivre sans". Etonnante observation. Ces enjeux étant bien loin des niveaux de la pyramide de Maslow et des incontournables pour "vivre".
Mais elle reste d'une rare pertinence. Il existe bien certaines peintures que vous ne pouvez oublier. Elles restent gravées en mémoire. A chaque retrouvaille réjouissent le regard. Restent fécondes dans une contemplation dont vous ne vous lassez guère.

Les points jaune, oranges, symbolisent les différents états de mûrisement de la prune sauvage dans le bush Australien. La granulométrie fine et plus dense des points blancs ajoute un effet de volume renforçant l'idée d'une carte initiatique. Les multiples liens suggérés d'une prune à l'autre, par de fins filets perlés blanc indiquent comme un sentier du rêve dans le désert près d'Utopia. Nous pourrions également par extension y retrouver les motifs corporels utilisés lors des rites secrets.

Prenez encore un peu plus de recul, évadez-vous. Vous êtes en plein désert. Le corps posé sur le sol, un soir, contemplant le ciel étoilé. Et le tableau de vous inviter à parcourir la voie lactée.

Les différents niveaux de lecture, perceptibles ou cachés, donnent une résonnance tout à fait particulière à cette oeuvre. Elle reste marquante et bien difficile à oublier.
Enregistrer un commentaire