lundi 22 janvier 2007

Découverte de l'artiste aborigène Barbara Long Kngwarreye

Sur les terres d'Utopia, dans le bush Australien, nous retrouvons la symbolique des plantes médicinales dans une oeuvre importante de l'artiste Barbara Long Kngwarreye. Un tableau complexe d'un peu plus de un mètre soixante dix de haut, où le jeu des feuilles se combine avec un réseau de chemins tissés les uns dans les autres. Parcours initiatique ? Voies sacrées? Le mystère demeure.

Au centre du tableau un cercle bleu suggère la profondeur des trous d'eau si nécessaires à la vie, à l'émergence des mythes fondateurs autour du serpent arc en ciel. Le cadre en pointillé tout autour de la toile invite à considérer un espace spiritualisé, à l'image des limites soulignées dans les écorces du Nord de l'Australie. Mais cela ne reste que spéculations, analyses et rapprochement avec d'autres toiles d'artistes renommés.

Un regard neuf, non initié, pourra s'intéresser au mouvement subtile des plantes médicinales, aux effets doux et inquiétants des fils juste ébauchés, à la grande liberté exprimée dans la composition.

Barbara, née en 1958, reste une artiste relativement discrète. Proche de la famille Petyarre et nièce de la grande Kathleen. Il serait intéressant de suivre ses évolutions dans les années à venir. Et de l'interroger sur le sens plus profond de cette magnifique toile.

2 commentaires:

Caroline a dit…

C'est vraiment superbe ! J'y vois aussi l'"oeil" central d'une plume de paon ou une toile d'araignée imaginaire. Quelle est la technique utilisée ? Est-ce juste une peinture à l'huile ou l'acrylique, ou bien les feuilles sont-elles collées ?

Bertrand a dit…

Bonjour Caroline,

Bien d'accord. Ces peintures liées aux temps premiers aborigènes (dreaming time), invitent chacun à rêver. C'est un peu ce que l'on retrouve chez Jung sur les rêves ancestraux ou archaïques, qui sont probablement en partie silencieusement partagés par chacun, comme une mémoire commune inconsciente.

J'aime beaucoup ton interprétation sur les plumes de paon. :-)

La technique utilisée est celle du désert central où il n'existe pas de supports en bois comme les écorces : donc une toile en lin venant souvent d'Europe (les plus belles se trouvent en Belgique), et de la peinture acrylique.

Bien amicalement,
Bertrand