mardi 19 décembre 2006

Découverte d'un artiste aborigène : David Ross Pwerle

Il y a quelques mois je découvrais l'artiste David Ross Pwerle à Paris chez Stéphane Jacob, spécialiste en art aborigène.

Un peintre du bush du désert central, autour de la région d'Utopia, dont la production d'oeuvre est relativement réduite. Aussi il n'est pas toujours évident de trouver ses tableaux.

Un contact m'indiquait que l'artiste était parti dans le désert sans revenir en ville depuis un certain temps.

La symbolique du tableau rejoint le mythe des chemins du rêve, avec une peinture puissante, équilibrée, mais sobre à la fois avec un fond sombre et uniforme renforçant la dynamique des motifs. Elle comporte différents niveaux de lectures soulignés par les effets de reliefs et de perspectives, et accentués par les symboles utilisés lors des rites d'initiation.

Si vous observez les jeux de courbes, ils représentent souvent des personnages quand ils sont associés à différents éléments liés à la chasse ou à la collecte pour les femmes, dans les grandes traditions de la culture nomade.
Je suis à chaque fois étonné par les similitudes qui existent avec des représentations "chevelues" gravés sur les pierres dressées souterraines des chemins des dolmens de Bretagne. Des correspondances sans doute à explorer...

Dans l'esprit des peintures de la communauté de Papunya, cette oeuvre reprend les couleurs traditionnelles utilisées par les hommes. Les hommes et les femmes ont chacun des droits spécifiques liés aux rêves, hérités de leurs ancètres au sens large, les liens de parenté étant fort complexes et parfois symboliques.

Pour découvrir d'autres oeuvres de cet artiste, les Lyonnais pourraient faire un tour au Musée de la ville qui dispose d'une section aborigène avec quelques peintures majeures, au Musée du Quai Branly à Paris, ou un peu plus loin au Musée Aborigène d'Utrech en Hollande.
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